Vinissime

14 mai 2017

Flacons de ce printemps 2017 (1)...

 

Première époque...

 

L'exécrable début de printemps n'a pu en rien empêcher le plaisir de la dégustation, bien au contraire, car comme on dit chez nous : Temps pluvieux, buvons heureux !... C'est plutôt le temps qui en a profité pour passer plus vite !

Pour célébrer mon retour après cette courte absence, voilà trois vins, qui jouent dans des registres très différents, mais qui contribuent chacun à vivre des plaisirs....hors du temps !

 

Mas Jullien 2010

Rouge

Mas Jullien

  

De passage à La Quille (excellent bar à vin mulhousien ! ), je n'ai pas résisté à la dernière bouteille de leur stock dans le millésime 2010. Quel vin ! Son nez, pour commencer, complexe et fin sur des notes de fruits rouges et noirs, de minéralité et d'épices, des senteurs qui s'esquivent du verre pendant de longues, très longues minutes... Sa bouche, ensuite, avec une matière pleine, équilibrée et des tannins d'une distinction incroyable. La finale est longue, droite avec une fraîcheur inouïe. Un petit chef d'oeuvre, que l'on peut l'apprécier dès aujourd'hui, après un petit tour en carafe, sur une belle pièce du boucher...

 

Obac 2010

Bodega BINIGRAU (Majorque)

 Obac 2010

Deux ans après avoir dégusté pour la première fois cette cuvée sur l'île de Majorque, mon impression reste inchangée. Cet assemblage de 5 cépages (callet, mantonegro, syrah, merlot et cabernet sauvignon) m'impressionne toujours autant par sa richesse, son onctuosité et sa structure. Les notes de fruits noirs, de fines épices et de réglisse accompagnent parfaitement les perceptions buccales, conférant à la matière une parfaite digestibilité. Accord parfait avec un riz à l'agneau (testé pour l'occasion) !

 

 

Gewurztraminer Zinnkoepfle 1993

Domaine Éric ROMINGER

Gewurztraminer Zinnkoëpfle 1993

 

Son coté minéral fait davantage penser à un Riesling lors de son ouverture. Ce n'est qu'après quelques minutes dans le verre que ce vin commence réellement à se livrer et à révéler seulement le caractère de son cépage. Des notes confites de fruits exotiques, de fines épices, de discrets parfums de sous-bois et une touche mentholée offrent un nez d'une complexité rare. La bouche est ample, généreuse avec une sapidité qui donne le tournis et qui se prolonge par une fraîcheur détonante.C'était ma dernière bouteille en cave, mais elle me laissera un souvenir impérissable ! A déguster rien que pour elle-même, ou encore sur un vrai munster fermier.

 

 



 Ah les filles !

  



  

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13 mars 2017

UNE AVINTURIERE ...Aux AVINTURIERS !

GORDANA

et le domaine 

COSTES-CIRGUES

 

Gordana

Pour fêter sa première année d'appartenance à notre club, notre AvInturière nous a invités à découvrir l'un de ses domaines "coup de coeur" : le Domaine Costes-Cirgues

Situé sur la commune de Sommières, à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier, ce domaine, à l'abandon pendant 20 ans, a été repris en 2003 par une femme, Béatrice Althoff, qui réalisait là un rêve. D'emblée, elle s'attache à cultiver les vignes dans le plus grand respect de la biodiversité locale (les parcelles ici et là sont entourées tantôt de garrigue, tantôt d’oliveraies, de champs ou de forets) en y pratiquant une agriculture biologique reposant sur les principes de la biodynamie. Epaulée par ses deux fils, David et Robin, elle y produit des vins méditerranéens au caractère unique, mais surtout sans sulfite ajoutés ! 

Le résultat est assez impressionnant, je dois le dire, avec notamment une belle préservation du fruit et une fraîcheur remarquable, même dans les cuvées les plus évoluées. Voici mes commentaires...

 

Un "petit" mousseux rosé (100% grenache noir), pour se faire le palais, mais quel mousseux !

 

Mousseux Rosé

L'appellation crémant n'existe pas dans cette région, mais ce pétillant la mériterait bien : des parfums de fruits rouges élégants et discrets, remontés par de fines bulles ; une  bouche harmonieuse et d'une belle onctuosité, parachevée par une finale fraîche et subtile. Rien de mieux pour délier les langues et ouvrir les débats...

Un blanc, pour poursuivre avec Font de Marinas 2015  : subtile assemblage de Grenache blanc, Viognier et Vermentino, le vin présente un nez fin et séducteur sur des notes florales et fruités. La bouche est bien construite, sans esbroufe, laissant poindre en finale une agréable amertume. A consommer dans les deux ans en apéritif, en accompagnement de fruits de mers, ou peut-être plus osé, sur un fromage type gruyère ou comté.

Et puis une série de rouges...

Montplaisir 2014 : simple mais bien fait, ce vin gouleyant distille un jus au fruité croquant qui accompagnera merveilleusement de belles charcuteries ou encore une viande blanche. 

Saint-Cyr 2014 : produit uniquement lorsque le millésime le permet, ce rouge de caractère exhale les fruits noirs et les épices. La bouche est ample, généreuse, avec des tannins qui demanderaient encore à s'affiner pendant un à deux ans avant d'accompagner dignement, pourquoi pas, un beau filet de canard.

Bois du Roi 2013 : avec un nez relativement puissant et complexe sur les fruits noirs à l'eau de vie, les épices et la réglisse, ce bel assemblage de Syrah, Grenache et Mourvèdre offre une bouche pleine soutenue par des tannins biens tendus. La finale reste très aromatique sur une belle fraîcheur. 

Château Costes-Cirgues 2012 : sans exubérance mais bien faite, cette cuvée se révèle parfaitement équilibrée avec une matière saine accompagnée de tannins bien ciselé. Nous ne sommes pas en présence d'un vin de concours, mais plutôt d'un vin de gastronomie, prêt à boire, et pendant quelques années encore, sur une belle viande rouge.

Château Costes-Cirgues 2009 : fruité, riche et gourmand sur des tannins bien fondus, le vin possède néanmoins une grande vivacité. Il siéra merveilleusement à une belle côte de boeuf grillée. 

Château Costes-Cirgues 2013 : encore sur sa jeunesse, discret mais élégant, avec une bouche savoureuse soulignée de tannins parfaitement ciselé, et une fin de bouche longue sur des notes de fruits noirs et de réglisse. A garder encore deux à trois ans pour en apprécier totalement le potentiel. De la haute-couture !

 

MAVALAT 2007 :

 Mauvalat 2007

Incroyablement jeune, cette cuvée, qui figure parmi les premières élaborées par le domaine, impressionne par la qualité de son fruit et son côté à la fois enchanteur et profond. La finale est très mure, presque opulente, mais a conservé une belle fraîcheur. Grand style !

 

MAGARNAUD 2006 :

 Magarnaud 2006

Un peu plus austère que la précédente à l'ouverture, cette cuvée doit attendre quelque temps d'aération pour commencer à se révéler pleinement. Là aussi,  on se régale, mais dans un style plus cartésien, avec une droiture et une intensité presque insolentes. La finale, à l'opposé du vin précédant, nous laisse sur une sensation minérale, quasi aérienne. Impressionnant !

 




   Et, comme il se doit,

des remerciements tous particuliers ...

...A Gordana, pour ses choix et commentaires judicieux ...,

...Au Canon d’Or, qui se surpasse toujours en de pareilles occasions,

... Et aux AvInturiers,… pour leur savoir boire !

 



  

Verres de vin

 



 

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21 février 2017

QUANT LES AVINTURIERS SAVOURENT...

 

...LES VINS DE CLAUDINE

 Domaine Eric ROMINGER

 

Claudine

 

Jusqu'à la disparition brutale d'Eric, en novembre 2014, le Domaine Eric ROMINGER c'était l'osmose (sic) entre Eric dans les vignes et à la cave, et Claudine, dans les vignes et au caveau ; et c'était aussi Eric et Claudine ensemble pour goûter et élaborer les vins du domaine. N'ayant eu de cesse de se former à tous les aspects du métier de vigneron, Claudine a jeté ses forces et sa passion dans le défi que représentait la continuation du Domaine. Il lui a ainsi fallu finaliser au pied levé le millésime 2014, et la réussite a été au rendez-vous, avec des vins dans la même lignée que ceux des années précédentes : génériques d'un très bon niveau qualitatif, et Grands Crus, comme les Riesling Saering et Zinnkoepfle, de haute volée.

2015 est le premier millésime solo de Claudine, et les AvInturiers ont tenu absolument à le découvrir au plus vite. Parce que le mot qui la caractérise encore le mieux, c'est "générosité, Claudine leur a concocté une dégustation composée de pas moins de 13 vins ! Et pas un n'a failli.... Respect Claudine !

Une fois n'est pas coutume, nous débutons notre dégustation par les Pinot noir :

Le Pinot noir "générique", enfin, si l'on peut l'appeler ainsi !  Avec sa bouche charnue et élégante, soulignée par un boisé joliment intégré, ce rouge au fruité gourmand peut s'apprécier dès aujourd'hui, mais gagnera à attendre un ou deux ans pour atteindre sa pleine maturité.

Le Pinot noir Strangenberg : toujours en cours d'élevage (dans des demi-muids), il dévoile déjà son caractère racé ! Profond, savoureux, enveloppé par des tannins finement sculptés, il est d'une précision et d'une longueur redoutables. On attendra la mise d'ici quelques mois, puis on patientera quelques années avant de commencer à le savourer. Bravo !

La suite, avec les Blancs :

Le sylvaner "Z", planté sur le Zinnkoepfle mais qui ne peut prétendre à l'appellation Grand Cru (et pourtant, il le mériterait !). Un nez vanillé de prime abord, élevage en barrique oblige, mais qui se révèle d'une impressionnante complexité après aération. La bouche impressionne par sa richesse sans perturber en rien son équilibre. La sensation de gras, compensée par une fraîcheur détonante, lui confère une grande digestibilité.

Le Riesling Schwarzberg est dans une phase de gourmandise. Fruité, rond, avec une tendre acidité qui accompagne bien la fin de bouche, c'est actuellement un joli vin d'apéritif, qui accompagnera idéalement une viande blanche en sauce d'ici 4 à 5 ans.

Le Riesling Steinstuck (en français « parcelle de cailloux »), lieu-dit situé à proximité  de la commune de Westhalten, nous éblouit par son énergie, sa bouche droite et pure et sa finale fraîche et salivante. Ça dépote !

 

Riesling steinstuck

 

Le Riesling GC Saering joue plus sur la tension, mais avec beaucoup de distinction et une complexité sous-jacente qui régalera les adeptes de ce terroir si propice au cépage. Les vignes sont encore jeunes, mais l'on sent poindre la profondeur.

Il faudra attendre, comme à l'habitude, que le Riesling Zinnkoepfle se patine pour offrir la splendeur qui est la sienne à maturité. En attendant qu'il rejoigne les superbes 96, 98, 2002 et 2005, on peut déjà apprécier sa richesse, sa puissance et sa grande verticalité.

Pinot Gris "générique" : un peu moins sec que dans les millésimes précédents, il se goûte déjà bien, ne manquant ni de fleurs ni de fruits. L'ensemble est plutôt harmonieux, avec une petite nervosité en fin de bouche qui l'aide à trouver son équilibre. Il arrivera à son optimum d'ici 1 an et demi à 2 ans, mais gageons que d'ici là, 9 bouteilles sur 10 auront été consommées par des amateurs de cépage gourmand...

Pinot Gris Schwarzberg : les parfums fruités et floraux sont accompagnés de fines notes fumées caractéristiques du cépage. La bouche est riche mais bien construite sur l'équilibre avec une noble amertume en finale. On se régale déjà, et le potentiel est là !

Le Gewurztraminer Luss, à la sensation plus sèche que d'habitude, conserve sa pureté aromatique et la classe qui est la sienne, à savoir celle d'un Grand Cru. A l'apéritif ou sur un munster frais, il fera sensation, et pendant longtemps !

Gewurztraminer Zinnkoepfle : un nez complexe et exubérant, comme à son habitude, sur les fruits exotiques, la fraise, le raisin de corinthe et autres senteurs florales. La bouche trouve un fin équilibre sur la fraîcheur, malgré la présence des sucres résiduels. Dans 6 à 8 ans, il fera sensation !

Ozmose, issue de la complantation de 4 cépages (Gewurztraminer, Riesling, Pinot gris et Sylvaner) est certainement la plus grande réussite de cette cuvée depuis ses origines en 2002. Et pourtant il y a eu bien des petits chefs d'oeuvres comme en 2002, 2008, 2010 ou même 2013 (millésime pas encore en vente). 2015 ne se commente pas, 2015 doit se savourer !

 

Ozmose

 

et enfin... le Gewurztraminer VT, sur des notes de fruits ultra mûrs, presque confits. La bouche est généreuse, ample, avec une liqueur riche soulignée d'une fine acidité. Le cocktail est explosif ! 20 ans de garde prévisible, au moins !

  



 

     Des remerciements et des félicitations...

 

 A Claudine pour son professionnalisme, sa gentillesse et sa disponibilité,

Au Canon d’Or, pour la qualité de son accueil et de ses prestations, sans faille,

et, comme toujours, aux AvInturiers,….pour leur savoir boire !

  



 vin

  



 

 

05 février 2017

Quelques merveilleux souvenirs de Millésime Bio 2017...

 

...A MARSEILLE !

 

 

2017-millesime-bio

 

Après Montpellier, Sudvinbio, association organisatrice du salon Millésime Bio depuis 1993, avait choisi d'implanter Millésime Bio 2017 au Parc des Expositions de Marseille-Chanot.

Avec une organisation et des prestations d'un même niveau qualitatif qu'à Montpellier (si l'on excepte la restauration proposée au moment du déjeuner, qui laissait franchement à désirer !), l'édition 2017 a confirmé l'intérêt croissant que ce salon ne cesse de susciter, notamment à l'étranger, avec une participation des importateurs en hausse de 20 % par rapport à l'année précédente.

Quel plaisir de faire des rencontres inoubliables, de belles découvertes, de revoir les uns et les autres, et de confirmer des potentialités repérées l'année précédente !

Impossible bien sûr de décrire les quelque 200 à 250 vins goûtés parmi les 900 domaines présents. Je vais simplement mettre ou remettre un coup de projecteur sur 5 domaines d'excellence, domaines irréprochables par la qualité de leur production, et également par l'accueil réservé sur leur stand. Des vins qui méritent plus qu'un détour : un voyage !

 

 

Château Haut Montplaisir

AOP CAHORS

Château Haut Monplaisir

Située au coeur du vignoble Cahors, cette exploitation familiale crée en 1998 à Lacapelle Cabanac produit une gamme de vins remarquables que l'on peut considérer comme des références de l'appellation. Leur style est assez proche de ceux produits par Pascal et  Jean-Marc Verhaeghe, du Château du Cèdre, et l'on n'est donc pas surpris d'apprendre que les deux domaines entretiennent une collaboration assez étroite.

La cuvée PUR PLAISIR 2012, qui porte bien son nom, présente un nez complexe et fin sur les petits fruits noirs, la réglisse avec une touche de minéralité, et tapisse magnifiquement la bouche pour la plus grande joie de nos papilles. Soulignée par de fins tannins et un élevage parfaitement maîtrisé, elle offre un équilibre et une fraîcheur en fin de bouche qui ne font qu'accroître sa digestibilité. A l'état embryonnaire, le millésime 2014 s'avère également très prometteur, avec une matière peut-être plus dense encore. Splendide !

 

 

Domaine Chaume Arnaud

AOP Vinsobres

 Chaume Arnaud

On travail en famille dans ce domaine et ça se sent, ou devrais-je dire ça se goûte ! Après des études commerciales, Thibaud, le fils, a rejoint le domaine familial pour former un beau trio avec ses parents, Valérie et Philippe. Il accueille magnifiquement les visiteurs, mais pas que. Il s'est plongé dans le travail de la vigne, de la vinification et contribue à l'élaboration des cuvées. Les vins méritent tous un détour, du sympathique Marsellan à la Cuvée LA CADENE produite uniquement les grandes années, comme le fut le millésime 2014 présenté lors de ce salon.

Ce Vinsobres "haut de gamme" séduit par sa palette aromatique sur les fruits noirs, la garrigue et les fines épices. Mixant puissance et finesse, il s'équilibre parfaitement en bouche, soutenu par des tannins très séducteurs. Une référence absolue pour l'appellation, que l'on peut apprécier dès maintenant, mais qui gagnera encore à attendre quelques années supplémentaires. On en redemande !

 

 

Domaine des Maels

AOP Minervois

 Domaine des Maels

Décidément, le Minervois frappe fort avec ce couple d'oenologues alsaciens,  Morgane et Frédéric Schwertz, qui décide de s'exiler pour la bonne cause en s'installant sur la petite commune d'Argens Minervois. En blanc, comme en rouge, les vins témoignent déjà d'un beau savoir-faire et exhibent de grands coefficients de "buvabilité".

J'ai particulièrement apprécié la cuvée M 2014, un sans soufre parfaitement maîtrisé, qui montre la voie dans cette pratique. Un vin à la robe profonde, sans impureté et qui laisse émerger, avec l'agitation du verre, de discrets et fins parfums fruités et épicés. En bouche, le toucher est tout en dentelle et le jus tapisse délicatement les papilles, offrant  une sensation veloutée. Belle et longue finale avec rémanence du fruit.

 

 

Château Couronneau

AOP Bordeaux supérieur

 Château Couronneau

 

Avec Couronneau, toujours plus haut !

On ne reste jamais insensible aux vins de ce domaine dont la qualité et la régularité en font une référence absolue pour la région.

La cuvée Pierre de Cartier, particulièrement impressionnante dans le millésime 2015....Une bouche équilibrée, à la texture charnue et d'une intensité gourmande. Les tannins sont bien fermes, mais d'une grande finesse. La finale est longue, complexe avec une fraîcheur presque mentholée. Un merveilleux vin de garde à encaver, sans trop bourse délier, impérativement !

 

 

 Can Majoral 

Majorque - Espagne

 BUTIBALAUSI

Un domaine majorquin qui porte haut les couleurs de l'Espagne avec, à sa tête, une jeune et talentueuse viticultrice ! Une preuve de plus que les femmes jouent à armes égales dans cette discipline. Ici aussi, toute la gamme de vins est hautement recommandable, mais je ne peux m'empêcher de mettre en avant une cuvée de blanc, tant le résultat est remarquable sous une latitude peu propice à cette couleur.

Una explotación vitícola mallorquina que lleva muy alto la bandera española (baleares) con, al mando, una joven y talentosa viticultora. Una demostración más de que las mujeres juegan con las mismas armas en esta asignatura. Aquí también, toda la gama está altamente recomendable, pero no puedo resistirme a poner de realce un vino blanco, tan el resultado es excelente, bajo una latitud que no ayuda a este color de vino.

BUTIBALAUSI Blanc 2016 : 3 cépages (Premsal, Chardonnay et Parellada) pour un vin stratosphérique ! Le nez est d'une complexité et d'une distinction impressionnantes sur des notes d'agrumes (mandarine, citron), de fruits jaunes et blancs accompagnés de jolies fragrances florales. La bouche présente un caractère sec et acidulé accompagné d'une sensation crémeuse. La finale se prolonge par une tendre amertume aux relents de quinine. Ce vin de pur plaisir correspond vraisemblablement à la gastronomie locale, mais se suffit à lui même à lui même tant il est gourmand. Magnifique ! 

 BUTIBALAUSI Blanco 2016. 3 variedades de vid (Premsal, Chardonnay et Parellada), para un vino estratosférico. Una nariz de una complejidad y una elegancia impresionante sobre notas de cítricos (mandarina, limón), de frutas amarillas y blancas, acompañadas de fragancias florales bonitas. La boca seca y acidulada, acompañada de una sensación cremosa. El final se alarga con un tierno amargor con recuerdos de quinina. Este vino de puro placer se asocia probablemente con la gastronomía local, pero es tan rico que se puede tomar solo y no requiere maridaje. ¡Magnifico!

 





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26 janvier 2017

FIN D'ANNEE PRESTIGIEUSE...

 

Quand on donne

carte blanche...

...à Gilles !

 

GR

C’est devant une assemblée « Avinturière » au grand complet, une fois n’est pas coutume, que  s’est déroulée notre "Dégustation Prestige » annuelle…Pour l'occasion, notre maître queux habituel a carte blanche à la fois pour nous concocter un menu dégustation et pour accorder à sa convenance les vins issus de sa propre cave.

Pour ne pas déroger à la tradition, nous débutons la soirée avec des bulles… D’une belle effervescence, elles livrent au nez de fins parfums de citron vert et de fleurs blanches, accompagnés de délicats arômes miellés. La bouche est vive, minérale et s’étire magistralement en finale. Champagne, bien sûr, mais lequel ?  Les suppositions vont bon train, mais personne ne parvient à trouver la Cuvée 736 de la maison Jacquesson, assemblée sur la base du millésime 2008 et complétée par les vins de réserve des deux millésimes précédents. Bien construite, sans démesure, peu dosée, elle nous affûte les papilles « juste ce qu’il faut » pour nous préparer aux agapes…

Raviole-de-gambas-Riesling-Vorbourg-1998-Muré-Schiste-2014-Domaine-des-Ardoisières[1]

 

… Une soupe originale aux ravioles de gambas, crabe et porc, accompagnée de deux vins blancs aux caractéristiques totalement différentes :

Le premier, aux arômes discrets mais complexes (fruits et fleurs blanches, agrumes presque confits, et pierre à fusil) présente une bouche d’une élégance rare avec un bel équilibre entre noble matière et fine acidité ! De l’avis de tous, cette cuvée constitue un accord magistral avec le plat. On s’oriente un long moment vers la Loire pour trouver ses origines, mais lorsque le voile tombe, on ne peut que s’incliner face à cette cuvée Schiste 2014 du Domaine des Ardoisières, un magnifique nectar …savoyard !

Schiste

Le second est plus facilement identifié. Même si l’on hésite dans un premier temps entre Chenin et Riesling, l’évolution progressive du nez vers des notes d’hydrocarbure nous ôte tout doute quant à ses origines : nous sommes en Alsace. La robe d’un jaune soutenu et la bouche riche, ample, laissant percevoir de beaux sucres résiduels, nous laissent songer à une Vendange Tardive d’âge mûr (30 ans pour certains, et même 40 pour d’autres), mais nous sommes en fait en présence d’un Riesling « Clos saint-Landelin » 1998 du domaine MURE, conditionné en magnum. Un vin qui supportera vraisemblablement 8 à 10 ans de garde supplémentaire, voire plus, pour atteindre l’âge de raison !

Gilles nous sert ensuite sur une divine souris d’agneau, accompagnée de deux rouges, également très différents…

Souris

 

Le premier  rouge présente un nez assez aérien mais complexe, où s’entremêlent de fins parfums de fruits rouges et noirs, de poivre gris et de sous-bois. La bouche est élégante et judicieusement équilibrée entre puissance et finesse. On y reconnaît assez aisément l’emprunte d’une Côte-Rôtie, qui s'avère être une Blonde du Seigneur 2012 du domaine Georges Vernay. Si le vin enchante par sa classe, il ne constitue cependant pas le meilleur accord avec le plat…

Cr

Le second se montre, à l’opposé, bien plus austère. Le nez est exubérant sur les fruits noirs, la réglisse et les épices. La bouche est encore très tannique, et n’a pas trouvé  son plein équilibre ; la finale un peu chaude ne fait que renforcer le manque d’harmonie. On s’oriente vers un Rhône-Sud, peut-être un Châteauneuf, mais c’est un peu plus au sud qu’il faudra chercher pour deviner juste. Nous sommes sur l’appellation Bandol, avec La Tourtine 2009 du domaine Tempier. Je reconnais que l’accord avec cette viande relevée est de bon aloi, mais je me demande si ce vin est aussi prometteur qu’on le dit…

Et voici déjà le dessert, accompagné d'une Sélection de Grains Nobles bien alsacienne ! Tout le monde a reconnu l’empreinte régionale, même si l’on a quelque peu hésité sur le cépage…Gewurztraminer SGN 2005 du domaine Michel Schoepfer, viticulteur qui n’est autre que le cousin de Gilles ! Que l’on ne s'y trompe pas, le choix de ce nectar n’est pas dû uniquement aux liens qui les unissent ….Non sincèrement, il est bien fait, très bien même ! Un nez  fin et d’une grande complexité ou s’entremêlent de belle notes de fruit exotiques presque confits, de vanille, de caramel, et de fines épices. Un toucher de bouche délicat avec une matière élégante qui tapisse le palais sans aucune lourdeur …et une finale d’une grande longueur avec la rémanence du fruit et une belle fraîcheur !

 

Sgn

De

Soirée à nouveau grandiose pour notre Prestige Millésime 2016 ! Ma seule petite déception fût La Tourtine. Mais, à y repenser, je crois me souvenir que ce n’est pas la première fois que je n’accroche pas avec un vin de ce domaine : trop sur la puissance... et pas assez de finesse…Quant aux autres, sans problème, je ne peux que leur attribuer une mention spéciale !

 

Bonne et heureuse année à tous ,

et à très bientôt pour de nouvelles AvIntures !

 



 

     Des remerciements tout particuliers…

A Marie-Laure et à Gilles pour nous avoir, une nouvelle fois, régalé et permis d'étoffer notre culture vinique,

A tous ces viticulteurs qui produisent de si merveilleux jus,

Aux membres du club, sans qui l'AvInture ne serait pas !

  



  

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