Vingt sur vin...bien sûr !

Mais ce merveilleux texte d'un amoureux des mots mériterait bien plus...

 

Histoire de Vin, non Devin, non…

 

Tonneleau

 

Tonneleau, à Gondrin dans le Gers, est un lieu de pèlerinage où jadis nombreux étaient ceux qui allaient à la Source. Elle n'était point Souterraine comme du côté de la Creuse…mais elle donnait de quoi étancher sa soif.

Le boulanger du pays venait y puiser son eau afin de confectionner son fameux pain au levain car, outre cette levure naturelle, l'eau est un ingrédient essentiel à la fabrication artisanale d'un bon pain.

On ne sait si son pain était béni des Dieux, mais Dieu qu'il était bon !

Pour cela il lui fallait aller à plus de vingt kilomètres à dos d'âne pour récupérer dans des jarres cette eau si limpide, si propice et goûteuse à souhait, à la fabrication de son pain. Il y allait le vingt de chaque mois pour remplir ses récipients ; en quelque sorte son récipient d'air recevait, ce qui est sa nature, une quantité d'eau qu'il transportait par delà les kilomètres qu'il avait à parcourir.

Ce travail était fatiguant car, dès qu'il vint, il lui fallait penser au retour bien plus difficile ! Mais, comme on se prête à l'énoncer dans ce rude pays : "si tu vains, le vingt, alors l'eau en vin tu transformeras et pain au levain tu cuiras !". Fut-il ou ne fut-il pas devin, il se dit également dans ce doux pays que le vin coule à flot du côté de la Source du Tonneleau…mais uniquement le vingt !!

A tel point que cette légende en attira plus d'une ! On comptabilisa en effet pas moins de vingt culs qui, loin de l'être (vaincus), s'offraient aux gens de passage pour la modique  somme de vingt francs.

Ces sommes ainsi récoltées allaient alimenter un impôt à la Source, dit du Tonneleau, qui, une fois rempli 20 fois, ne demandait qu'à reprendre son histoire qui faisait un peu moins de vingt lignes !!

Comme il est vain d'attendre…vive le vin qui déliera toutes nos langues !

 


 

reforme_vin[1]