Le grand coup de   Coeur de cet été ...

...par Marie-Jo...

.... et pour...

 

LES CAILLOUX DU PARADIS

Claude et Etienne COURTOIS

41230 Soings-en-Sologne

 

Imaginez-vous séjourner dans le Loiret… Traversez la Loire, puis les forêts de Sologne en direction de Romorantin. Le charme opère immédiatement au contact de cette nature très dense. Point de coteaux en vue, ni de vignes d’ailleurs, avant d’approcher Soings en Sologne… Tout proche, le point géodésique le plus élevé du département : une butte d’argile de 130 m !

« Pour les cailloux, on sait déjà… » plaisante Claude Courtois, en désignant le silex qui parsème le sol lorsqu’il nous accueille sur ses terres. «… Pour le paradis, on verra ! ».

En 1991, Claude Courtois achète 20 hectares à Soings-en-Sologne, dont 6  hectares de vignes. « Une terre en état de désertification. Je cherchais alors une propriété d’un seul tenant pour la protéger des produits chimiques voisins… » raconte-t-il. Défenseur de l’agriculture biologique, il arrivait du Var, après un incendie qui avait dévasté ses vignes.

Claude Courtois, c’est 18 ans de procès pour 32 ans de viticulture : un acharné, un convaincu, un puriste, bref, un insoumis.

En 2000, il obtient l’autorisation de planter de la Syrah… avant, deux ans plus tard, que l’Office National Interprofessionnel des Vins ne décrète finalement le cépage interdit et lui impose d’arracher les jeunes plants. Et qu’importe que des documents historiques attestent la présence de Syrah en Sologne au XIXe siècle… « Les poursuites ont duré 5 ans », raconte toujours Claude COURTOIS, « … jusqu’à ce qu’on abdique… ».

Il plante alors du Romorantin, cépage emblématique de Sologne, introduit par François 1er en hommage à sa mère… cépage pourtant écarté par l’AOC Touraine. Et voilà Les Cailloux du Paradis interdits d’appellation « Vin de Sologne ». « Finalement », conclut Claude COURTOIS, « les gens achètent mon vin pour mon nom. ».

Malgré les luttes, la passion est intacte et se ressent dans les vins.

Alors pas de fausse modestie : si les amateurs se les arrachent, c’est parce que les vins de Claude COURTOIS sont tout simplement… excellents !!

Claude COURTOIS est désormais secondé sur son domaine par Etienne, son fils de 26 ans.  Celui-ci a été à bonne école, et marche dans les pas de son père, les  pieds profondément enracinés dans le terroir. Comme lui, ses vins sont « bien » élevés, et nous promettent des années de plaisir !

  B

 

  Les Vins…

 Le « P’tit coin de Sologne 2013 » mis en bouteille rapidement, vin d’été, de soif, presque pétillant de vivacité ; sauvignon, romorantin, menu pineau

Le « Romorantin 2010 », élevé en barriques (âgées de 10 à 40 ans), pendant 40 mois, le vin développe un nez intense sur des arômes de fruits exotiques, d’agrumes, de minéralité et de fumée. Le tout est sous tendue par une belle acidité et finit sur de magnifiques amers. Que du bonheur !

« Plume d’ange 2012 » un 100% sauvignon, un peu plus rond tout en restant très minéral. 18 mois d’élevage. La patience paye chez les Courtois. Ils ne sont pas pressés de voir leur vin quitter la propriété. Ils l’écoutent longuement chanter dans les tonneaux.

« L’Icaunais 2011», ce qui veut dire l’Yonne rend hommage aux origines du vigneron. La syrah du sud interdite a servi de porte greffe au cépage le Gascon, dont est issu cette cuvée. Expressif, sur le fruit, ce vin est d’une grande buvabilité !

« La cuvée des étourneaux 2010 » : 70% de gamay à jus blanc et 30% de chaudenay (un gamay teinturier) cerise et poivre, développe une matière digne de ses  25 hl/hect de rendement.

« Racines 2011» le gamay, pinot, cabernet franc est le plus impressionnant, fruits rouges et noirs, bien structuré et enveloppé de tannins soyeux et ciselés.

Racines

  

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 Pas de fausse joie… bien sûr, de toutes ces splendeurs, il n’y a plus rien à vendre…

Sauf quelques bouteilles de Racines que Marie-Jo a su sauver ! Et les commandes sont ouvertes pour le Romorantin 2012 (sur réservation uniquement).

  



 

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