GORDANA

et le domaine 

COSTES-CIRGUES

 

Gordana

Pour fêter sa première année d'appartenance à notre club, notre AvInturière nous a invités à découvrir l'un de ses domaines "coup de coeur" : le Domaine Costes-Cirgues

Situé sur la commune de Sommières, à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier, ce domaine, à l'abandon pendant 20 ans, a été repris en 2003 par une femme, Béatrice Althoff, qui réalisait là un rêve. D'emblée, elle s'attache à cultiver les vignes dans le plus grand respect de la biodiversité locale (les parcelles ici et là sont entourées tantôt de garrigue, tantôt d’oliveraies, de champs ou de forets) en y pratiquant une agriculture biologique reposant sur les principes de la biodynamie. Epaulée par ses deux fils, David et Robin, elle y produit des vins méditerranéens au caractère unique, mais surtout sans sulfite ajoutés ! 

Le résultat est assez impressionnant, je dois le dire, avec notamment une belle préservation du fruit et une fraîcheur remarquable, même dans les cuvées les plus évoluées. Voici mes commentaires...

 

Un "petit" mousseux rosé (100% grenache noir), pour se faire le palais, mais quel mousseux !

 

Mousseux Rosé

L'appellation crémant n'existe pas dans cette région, mais ce pétillant la mériterait bien : des parfums de fruits rouges élégants et discrets, remontés par de fines bulles ; une  bouche harmonieuse et d'une belle onctuosité, parachevée par une finale fraîche et subtile. Rien de mieux pour délier les langues et ouvrir les débats...

Un blanc, pour poursuivre avec Font de Marinas 2015  : subtile assemblage de Grenache blanc, Viognier et Vermentino, le vin présente un nez fin et séducteur sur des notes florales et fruités. La bouche est bien construite, sans esbroufe, laissant poindre en finale une agréable amertume. A consommer dans les deux ans en apéritif, en accompagnement de fruits de mers, ou peut-être plus osé, sur un fromage type gruyère ou comté.

Et puis une série de rouges...

Montplaisir 2014 : simple mais bien fait, ce vin gouleyant distille un jus au fruité croquant qui accompagnera merveilleusement de belles charcuteries ou encore une viande blanche. 

Saint-Cyr 2014 : produit uniquement lorsque le millésime le permet, ce rouge de caractère exhale les fruits noirs et les épices. La bouche est ample, généreuse, avec des tannins qui demanderaient encore à s'affiner pendant un à deux ans avant d'accompagner dignement, pourquoi pas, un beau filet de canard.

Bois du Roi 2013 : avec un nez relativement puissant et complexe sur les fruits noirs à l'eau de vie, les épices et la réglisse, ce bel assemblage de Syrah, Grenache et Mourvèdre offre une bouche pleine soutenue par des tannins biens tendus. La finale reste très aromatique sur une belle fraîcheur. 

Château Costes-Cirgues 2012 : sans exubérance mais bien faite, cette cuvée se révèle parfaitement équilibrée avec une matière saine accompagnée de tannins bien ciselé. Nous ne sommes pas en présence d'un vin de concours, mais plutôt d'un vin de gastronomie, prêt à boire, et pendant quelques années encore, sur une belle viande rouge.

Château Costes-Cirgues 2009 : fruité, riche et gourmand sur des tannins bien fondus, le vin possède néanmoins une grande vivacité. Il siéra merveilleusement à une belle côte de boeuf grillée. 

Château Costes-Cirgues 2013 : encore sur sa jeunesse, discret mais élégant, avec une bouche savoureuse soulignée de tannins parfaitement ciselé, et une fin de bouche longue sur des notes de fruits noirs et de réglisse. A garder encore deux à trois ans pour en apprécier totalement le potentiel. De la haute-couture !

 

MAVALAT 2007 :

 Mauvalat 2007

Incroyablement jeune, cette cuvée, qui figure parmi les premières élaborées par le domaine, impressionne par la qualité de son fruit et son côté à la fois enchanteur et profond. La finale est très mure, presque opulente, mais a conservé une belle fraîcheur. Grand style !

 

MAGARNAUD 2006 :

 Magarnaud 2006

Un peu plus austère que la précédente à l'ouverture, cette cuvée doit attendre quelque temps d'aération pour commencer à se révéler pleinement. Là aussi,  on se régale, mais dans un style plus cartésien, avec une droiture et une intensité presque insolentes. La finale, à l'opposé du vin précédant, nous laisse sur une sensation minérale, quasi aérienne. Impressionnant !

 




   Et, comme il se doit,

des remerciements tous particuliers ...

...A Gordana, pour ses choix et commentaires judicieux ...,

...Au Canon d’Or, qui se surpasse toujours en de pareilles occasions,

... Et aux AvInturiers,… pour leur savoir boire !

 



  

Verres de vin