SOCIANDO-MALLET

2009 à 1999

 

Verticale SM (1)

 

 Ni classé, ni même "bourgeois", le Château Sociando-Mallet n'en demeure pas moins l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur Haut-Médoc de ces dernières décennies.... C'est en tout cas l'avis des Avinturiers, qui se sont lancés avec gourmandise dans une verticale de 11 millésimes successifs, de 2009 à 1999.

Jean GAUTREAU, son actuel propriétaire, a acquis le domaine en 1969, et n'a eu de cesse depuis que de l'élever au niveau des plus grands. Les dégustations à l'aveugle réalisées par des experts un peu partout à travers le monde l'ont hissé au niveau des troisièmes, voire des seconds Crus Classés de la rive gauche.

   

 

2008-2009

C'est au  2009 que revient l'honneur et le privilège d’entamer cette verticale. Sa robe est encore très sombre, ornée de reflets pourpres. Complexe, le nez s’ouvre successivement sur des notes fruits noirs, de fines épices, de cacao, de bois précieux et de réglisse. En bouche, sa densité et sa précision, soulignées par de splendides tanins, lui donnent l'étoffe d'un grand vin. Sa finale, longue et sapide, confirme le grand potentiel du vin.

Le millésime 2008 n’a pas bénéficié des mêmes conditions climatiques, mais le viticulteur a su plus que s’en accommoder. Le vin offre un nez finement aromatique, sur les fruits rouges et noirs. La bouche, encore légèrement marquée par le fut, conjugue néanmoins ampleur et vivacité autour d’un équilibre gouleyant. On peut l’apprécier aujourd’hui, mais gageons qu’il dispose encore d’un bel avenir.

 

2006-2007

Issu d’un millésime modeste, le 2007  tient néanmoins, la distance. Le nez, moyennement expressif, surfe sur des notes de fruits rouges à l’eau de vie et de torréfaction. Dans un style assez classique, la bouche présente un corps appréciable, un juste équilibre et des tanins bien présents mais dépourvus de toute aspérité. Il faut le boire, même s'il supportera encore quelques années supplémentaires...

Le 2006 affiche un bouquet d’une belle intensité sur de jolis parfums de fruits noirs et de cacao. La bouche est charnue, fondante et équilibrée, s’adossant à des tanins relativement soyeux. On peut déjà se faire plaisir aujourd’hui avec son caractère enjoué, mais quelques années de plus ne l’entameront point !

 

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Offrant une belle palette aromatique entre fruits rouges et noirs,fines épices,truffe et bois de santal, le millésime 2005 impressionne en bouche par sa densité, son volume et la finesse de ses tanins. Ce grand vin n'est pas encore à son apogée, mais un long carafage doit lui permettre d'exprimer plus amplement encore son potentiel. Magnifique !

 

 2003-2004

Avec un joli nez ouvert sur des parfums de fruits noirs, d'épices et de cèdre, le 2004 offre un corps souple aux tanins harmonieux, prolongé d'une belle finale sur la fraîcheur. Arrivé tout prêt de son apogée, il y a fort à parier que ce plaisir se prolongera de longues années encore. Très réussi !

2003 fut caniculaire, mais cela n'a pas nuit pas à ce vin au caractère sudiste, certes, mais en rien caricatural. Fruits noirs, épices et même une légère pointe de menthol au nez, précèdent une bouche à la matière imposante, mais sans aucune lourdeur. Il régale déjà, mais nous régalera encore pendant une décennie au moins !

 

  2001-2002

Le 2002 nous laisse un peu sur notre... soif.  Avec son nez d’intensité moyenne suivi d’une bouche pénalisée par une matière assez peu concentrée mettant en avant le coté boisé, le vin manque de structure. Il reste néanmoins digeste et d'une certaine délicatesse. A boire maintenant et durant quelques années encore.

Avec un bouquet bien épanoui, sur des notes de fruits rouges et noirs un rien compotés, d'épices et d'eucalyptus, le 2001 séduit par son caractère encore très jeune. La bou­che, bien en place, a conservé une fraîcheur et une vivacité qui, à l'inverse du 2002, annonce un tout début d'apogée. Très agréable surprise, on en redemande !

 

 1999-2000

Encore un peu sur la réserve, le 2000 joue la carte de la complexité aromatique, mélangeant notes fruitées, florales, épicées et minérales, le tout accompagné de fines fragrances mentholée. A la fois onctueux et tendu en bouche, il trouve un équilibre quasi parfait autour de tanins parfaitement intégrés et s'achève par une finale persistante et fraîche.

Dans un tout autre registre, le 99 développe un nez très tendre sur les fruits rouges et noirs, à peine compotés. La robe légèrement tuilée trahit les déjà presque 20 ans, mais la bouche est encore bien en place, avec une élégance et un dynamisme assez remarquables.

Et c'est avec ce dernier millésime, encore parfait aujourd'hui et qui devrait encore nous régaler pendant quelques belles années, que s'achève cette magnifique verticale, au Canon d'Or et donc accompagnée de la cuisine savoureuse de Gilles !

  



 

Encore quelques traces...en images !

La bavette

 

 

Des AvInturiers

 

 

Une AvInturière

 

   

Au Canon d'Or

 

 



    Un grand "Coup de Chapeau"….

A Jean Gautreau pour l'ensemble de son oeuvre...

...Et des remerciements tout particuliers...

Au Canon d’Or, pour la qualité de son accueil et de son savoir-faire,

A Clément, pour ses magnifiques photos,

et, bien sûr, aux AvInturiers,….pour leur savoir boire !

 



 

En vin